Douglas et sécheresse, quelles décisions face aux dépérissements
Le douglas a le vent en poupe depuis plusieurs décennies, les sécheresses et épisodes de chaleurs de 2026 font parfois peur à leurs propriétaires. Chaque cas est différent, mais tous les peuplements subissent ces aléas climatiques. Face aux problématiques de dépérissements, il faut faire les bons choix au bon moment.
Le douglas en 2026
Le douglas est une essence très recherchée par les scieries et aussi par les investisseurs. Ce bois principalement destiné à la charpente a de nombreux atouts, c’est une essence de production dont le prix est le plus cher du marché. Il est également assez résistant face aux aléas climatiques, ce sont les raisons pour lesquelles il est beaucoup planté depuis plusieurs décennies.
Sécheresse et chaleurs en 2026
À partir d’avril 2026 un déficit hydrique est constaté partout en France, une sécheresse qui se prolonge jusqu’à l’automne. À cette problématique s’ajoute les canicules, et notamment les épisodes de chaleurs à plus de 40°C. C’est à partir de cette température que le douglas montre des signes de faiblesse. Le douglas peu résister avec peu de précipitations, mais il a besoin d’un minimum d’eau régulièrement durant l’été.
Quels sont les effets des chaleurs et sécheresses sur les douglas ?
Les effets sont les mêmes sur tous les peuplements, mais ils sont plus ou moins marqués. Les peuplements aux altitudes les plus basses, sur les sols les plus pauvres et avec les plus mauvaises expositions sont les plus touchés. On constate des dépérissements avec des douglas qui rougissent.
Les signes de dépérissement du douglas
On distingue plusieurs signes de sécheresse sur le douglas :
- L’arbre est totalement rouge : l’arbre est mort
- La cime est rouge mais le reste de l’arbre est vert : l’arbre est toujours vivant
- Les bouts des branches sont rouges : l’arbre est toujours vivant
- Les douglas perdent des aiguilles mais restent verts : l’arbre est toujours vivant
Peuplement de douglas dépérissant et ambiance forestière
Le pourcentage d’arbres dépérissants va influencer la décision du type d’intervention. Si le peuplement est déjà peu dense, il y aura peu de solutions tandis qu’un peuplement plus dense offrira plus de possibilités. Une bonne densité permet de maintenir une ambiance forestière, de limiter une trop forte arrivée de lumière au sol, de diminuer la température et de maintenir l’humidité.
On constate des dépérissements dans les peuplements plusieurs années après les sécheresses. Certains arbres survivent quelques mois ou années avant de mourir.
Mes douglas rougissent, que faut-il faire ?
Plusieurs solutions peuvent être envisagées selon le type de peuplement, son âge, sa densité, le taux d’arbres dépérissants… Chaque solution doit être réfléchie, sans agir dans la précipitation :
- Coupe sanitaire : on prélève uniquement les bois secs et dépérissants
- Coupe sanitaire et éclaircie : on prélève les bois secs et dépérissants, et on sélectionne des arbres d’avenir en coupant des arbres à leur profit
- Attente : on attend la prochaine éclaircie pour couper les arbres dépérissants, uniquement quand il y a peu de bois dépérissants
- Renouvellement du peuplement : en cas de trop fort taux de dépérissements et de bois secs, on renouvelle le peuplement. Il est conseillé de changer d’essence pour une ou plusieurs essences plus adaptées face aux aléas climatiques.
Altitude et exposition du douglas
En plus de la qualité et de la profondeur du sol, deux autres facteurs sont déterminants pour l’avenir d’un peuplement de douglas :
- L’altitude : le douglas est en station à partir de 400 m d’altitude, il apprécie un climat frais et humide.
- L’exposition : les expositions Nord et Nord-Est sont les expositions que le douglas préfère, les moins exposées au soleil et les plus fraiches.
Le douglas est-il un bon investissement ?
Une forêt de douglas est un des meilleurs investissements, à condition de réunir certains éléments essentiels :
- Un accès et un dépôt pour la forêt
- Une bonne exposition, idéalement exposé au nord
- Une altitude d’au moins 400 m
- Un sol au minimum moyennement riche
- Une densité importante de tiges en corrélation avec l’âge du peuplement
Qu’en est-il des sécheresses pour les autres essences ?
On constate rapidement des dépérissements dans les résineux puisqu’ils changent radicalement de couleur. Dans les feuillus, c’est moins marqué visuellement mais tout aussi grave. Certaines essences sont compromises, comme le hêtre à basse altitude par exemple. Certains feuillus dépérissent petit à petit sur plusieurs années, les branches sèchent au fur et à mesure.
Quel est l’avenir de la forêt face aux sécheresses ?
Les forêts subissent de plus en plus les effets des sécheresses et des fortes chaleurs. Il est difficile de l’adapter et d’anticiper le climat pour faire les bons choix d’essences et de gestion. Qui aurait pu prédire il y a 150 ans qu’un chêne ou un hêtre dépérirait en 2026 ?
On sait qu’un mélange d’essence favorise la résilience des peuplements, et qu’une bonne densité permet de maintenir une ambiance forestière.

